les ga'bonheur

les ga'bonheur

des vacances de rÍve...

Et voilà, les vacances se terminent déjà. Des vacances bien occupées, dépaysantes, relaxantes, top !!

 

J'avais commencé la semaine tranquillement, par un petit déjeuner lundi matin dans un restaurant vietnamien, proche du mess, la baie d'Ha Long. J'y suis allée avec quelques copines. Le repas était sympa, et le cadre est vraiment chouette. C'est en bord d'océan, avec une jolie piscine (que je n'ai pas pu tester parce qu'il pleuvait un peu) et une terrasse très agréable. On n'a pas été dérangées par les voisins nous étions les seules clientes... Le reste de la journée a été plus que calme à la maison. Il faut bien des temps de repos...

Mardi matin le plombier est arrivé par surprise pour changer une pièce des toilettes que l'on attendait depuis plus d'une semaine... mieux vaut tard que jamais comme on dit. La réparation a été tellement rapide que j'ai été étonnée de le voir s'en aller si vite.

Mardi soir, après une journée très grise et pluvieuse, on est allé manger chez Prosper, un maquis proche de la maison. On y est allé avec les collègues de Nico. Presque deux heures pour être servis c'est un peu long... mais on y mange bien alors on patiente !

 

IMG_1420.jpgla petite piscine de la baie d'Ha Long...

 

Mercredi matin j'ai découvert les boutiques du "petit Dubaï" avec deux copines. En plein coeur d'une zone industrielle, on découvre des dizaines de petits magasins, où l'on vend (et achète du coup), un peu tout et n'importe quoi. Ce sont des sortes de Gifi/foir'fouille, qui ne coûtent pas grand chose par rapport aux supermarchés habituels. C'est pratique pour pas mal de choses. Encore un lieu de dépense découvert à Libreville...

 

Et mercredi midi, après la fin de servie de Nico et un rapide pique-nique, les valises sont jetées dans la voiture, Haston déposé chez les voisins, direction Lambaréné pour un long weekend qui va nous faire le plus grand bien...Le guide du petit futé nous annonce 3h30 de route mais on sait que l'on passe par PK12, et que le trajet sera surement plus long que prévu à cause des embouteillages récurrents. C'est pas grave, c'est la première fois que l'on entre vraiment dans le Gabon alors on va regarder défiler le paysage et on prendra notre mal en patience en cas de ralentissement !! Dès le départ on est dans les bouchons, et rapidement des panneaux nous indiquent des travaux sur de nombreux kilomètres. Encore une fois ce n'est pas grave c'est le chemin des vacances ! On découvre alors ce que tout le monde nous avait décrit : une route bien pourrie sur des dizaines de kilomètres. Après la zone de travaux, la route est pleine de nids de poule (je dirais même de nid d'autruche vu leur taille...), de "dos d'âne" posés sur un long tronçon de la route, et on ne comprend pas bien leur utilité ici, alors qu'il n'y en a pas en plein centre ville devant les écoles... Bref, on roule à 50 au plus rapide, on évite les chauffards qui déboulent comme des dingues malgré l'état de la route, qui doublent alors que quelqu'un arrive en face... la conduite gabonaise me désespère de jour en jour. On croise pas mal d'épaves d'ailleurs, voitures, camions ou encore bus, qui font partie du décor. Certaines sont même complètement intégrées au paysage, la nature reprend ses droits en faisant pousser l'herbe à l'intérieur des véhicules abandonnés. Après quelques 60 kilomètres bien pénibles, on découvre une belle route où Nico peut enfin appuyer un peu sur l'accélérateur. Ca ne fera pas de mal au Pajero qui ne fait finalement que très peu de route.

 

IMG_1429.JPGjoli bus abandonné sur le bord, semble-t-il depuis un certain temps...

 

A peine sortis de la civilisation, on croise des tas de tonneaux rouillés sur le bord de la route nationale 1, qui servent de présentoir aux produits vendus de Libreville à Lambaréné : bananes, plantain, noix de palme, avocats, piments, ananas, ou encore mieux : viande de brousse. La dépouille de l'animal fraîchement chassé (je préfère dire fraîchement mais je ne suis pas convaincue de l'état de la bête) est accrochée au bout d'un fil qui pend au dessus du tonneau rouillé. Il y en a pour tous les goûts : rats, porc-épic, céphalophe (sorte de petite biche), crocodile, varan... on a même aperçu des singes pendouillants au bout de fil. Moi ça a plutôt tendance à me couper l'appétit de voir ça, mais ça fait partie du décor ici...

 

IMG_2100.jpgici, un crocodile et une autre bête que je n'arrive pas à reconnaitre...

 

Après 125 kilomètres, on arrive à l'équateur, sous la pluie... Comme tout le monde on fait une petite pause pour la photo et pour se dégourdir les jambes. Le panneau indique qu'il reste 110 km jusqu'à Lambaréné, on a fait plus de la moitié !! Quelques centaines de mètres à peine après l'équateur, un troupeau de biquettes risque sa vie en restant au milieu de la route... Il faut pas mal de coups de klaxon pour les faire bouger !! Elles sont à l'image du pays, pas trop pressées et inconscientes du danger apparemment !! D'habitude ce sont les hommes ou les chiens qui font ça.

 

IMG_1447.jpgPassage de l'équateur sous la pluie

 

On reprend la route, les paysages sont superbes, la végétation est impressionnante. Des bananiers géants par dizaines, des manguiers verts fluos, des cocotiers, palmiers et autres arbres exotiques forment un superbe décor tout au long des 235 kilomètres qui nous mènent à Lambaréné. Il y a beaucoup de petits villages tout au long de la route, certains sans électricité, mais la plupart des baraques en bois sont tout de même équipées de la parabole pour Canal +... On traverse ainsi Ntoum, où la route est vraiment pourrie, puis dans le désordre Kango, Oyane, Bifoun, Paris-Bifoun (si si, j'ai la photo pour preuve...), Gravier, Agricol ou encore Mitone. A plusieurs endroits il y a des points de contrôle, tenus souvent par des gendarmes qui contrôlent la plupart des véhicules, mais principalement les camions, taxis et bus. Avec le képi militaire sur le tableau de bord on est tranquille, les gendarmes nous arrêtent seulement pour nous dire bonjour, et avec le sourire en plus, ça change de Libreville, et pour nous souhaiter un bon voyage. A chaque point de contrôle on ralentit ou on s'arrête, et là à chaque fois des petits groupes de jeunes courent vers la voiture pour nous vendre des noisettes, bananes ou autres friandises... Même les chiens viennent vers la voiture et aboient dès que l'on redémarre.

 

IMG_1464.JPG"Paris-Bifoun"

 

Après plus de 4 heures de route, on voit le panneau de Lambaréné, et quelques minutes plus tard on trouve l'hôpital Albert Schweitzer où l'on passera notre première nuit. L'ancien hôpital est maintenant un hôtel qui accueille les touristes au bord de l'Ogooué. Le cadre est chouette, très arboré. On voit d'abord le bâtiment qui abrite le musée où l'on est accueillie par les femmes qui y travaillent, elles nous donnent notre clef et nous font faire un rapide tour des lieux : notre chambre et le réfectoire. C'est petit mais mignon, la chambre est toute en bois, sans fenêtre mais avec une grande moustiquaire, vue sur l'Ogooué et à l'ombre d'un manguier. On voit quelques pirogues au bord de l'eau, une femme avec sa canne à pêche, un petit parc qui abrite 4 antilopes et 2 pélicans. Rapidement quatre enfants viennent vers nous. On leur dit bonjour et là ça y est ils ne nous lâchent plus, ils sont très intéressés par les tatouages de Nico surtout. "Qu'est-ce que tu as dessiné là Oh ??" "avec quoi tu as fait ça là ??". La petite fille semble fascinée par mes orteils blancs elle les touche, puis vient tripoter mes bras, comme si elle n'avait jamais vu de blanc. Pourtant il y en a beaucoup ici, touristes, expatriés ou même résidents. On reste avec eux quelques minutes puis on va se poser un peu dans la chambre avant le diner. Ils nous suivent et restent derrière la porte pendant un bon moment... A 19h précise on va diner, on nous a dit de bien respecter les horaires alors on est discipliné !! Deux grandes tables, dont une seule est dressée, simplement. Deux hommes sont déjà installés, des touristes italiens. Les plats sont sur la table, chacun se sert comme à la maison. On n'est pas forcément très à l'aise mais c'est un concept sympa. Puis un couple arrive, ensuite plusieurs médecins de l'hôpital. On se rend compte seulement maintenant que tout le monde partage la même table, touriste et résidents. On en le savait pas avant de venir. Le menu est simple est bon, et c'est rapide. En à peine une heure tout est terminé et on retourne dans notre chambre. On se met devant l'ordi pour regarder un film, et on entend un animal, comme un canard qui appelle. En fait c'est une chauve souris, qui a visiblement beaucoup de choses à raconter... Fatigués par la route on ne termine même pas le film que l'on voulait regarder...

 

IMG_1502.JPGla vue d'en bas de l'hôtel

 

Le lendemain matin on est debout de bonne heure, le petit déjeuner est servi à 7H, mais les touristes ont droit à la grasse matinée, ils peuvent venir pour 7H30... Pas plus tard sinon tout sera remballé. On boucle à nouveau les valises, on remet tout dans la voiture et on est parti pour visiter le musée sur la vie d'Albert Schweitzer. On commence par la grande pièce du musée qui regroupe pas mal de lecture, notamment sa biographie, qui est passionnante, celle de sa femme également. On peut y lire les différentes étapes de la construction de l'hôpital à Lambaréné, le travail mené par Albert Schweitzer et sa femme au cours de ses différents séjour au Gabon. Il y a beaucoup de photos d'illustration, des portraits... Le musée détient aussi des documents de grande valeur : des courriers venant de diverses personnalités. Schweitzer a reçu des lettres d'Einstein, d'Einsenhower, du Prince Rainier, de l'Abbé Pierre... La plupart sont des originaux, cela nous a beaucoup étonnés de trouver tout cela ici, et d'y avoir accès aussi facilement.

 

IMG_1536.JPGQuelques courriers reçus par Albert Schweitzer

 

Ensuite on entre dans la chambre d'Hélène, la femme de Schweitzer. Ils ne partageaient pas la même chambre parce qu'elle était souffrante et que son mari travaillait beaucoup. Elle avait besoin de repos donc ils faisaient chambre à part. La chambre est telle qu'elle était quand elle y habitait, avec son lit, ses livres, ses vêtements... Tout est là, conservé tel quel. La salle d'à côté contient le piano de Schweitzer, avec ses partitions de l'époque. Juste à côté il a également ses bibliothèques avec ses livres toujours dedans. Ce qui m'inquiète c'est que tout le monde peut toucher le piano et les livres, on a accès à tout il n'y a aucune corde ni barrière de sécurité. Cela serait tellement dommage de détruire ce patrimoine. On continue la visite par la chambre d'Albert Schweitzer, restée telle qu'elle était là aussi quand il y vivait. Son lit est le même, les draps commencent à souffrir du climat... Son bureau, où il y a même ses lunettes, ses caisses de vêtements, ses chaussures, ses médicaments, tout est d'époque. Il y a ça et là quelques photos de lui avec sa fille, ou encore avec son pélican. La vie de cet homme est vraiment passionnante, ce qu'il a fait au Gabon est assez incroyable. Je ne suis pas forcément fan des musées mais j'ai adoré cette visite.

 

IMG_1548.JPGLe piano

 

Après ce bâtiment, notre guide nous emmène dans la "grande pharmacie", un peu plus bas. On passe devant le parc aux antilopes et aux pélicans. On passe devant deux cloches, la plus grande servait à sonner l'heure de la messe et des prières, la plus petite sonnait l'heure de la prise des médicaments. Notre guide nous dit que la pièce est sale, parce qu'il y a eu une tempête la semaine passée, et cela a fait quelques dégâts dans la ville.

On descend quelques marches et nous y voilà, l'ancien hôpital avec toutes les salles de consultation et autres restées intactes. Le matériel est toujours là, rouillé parfois, mais tout est là. Encore une fois, pas de corde, pas de barrière pour nous empêcher de toucher. Nous sommes bien élevés nous ne touchons à rien, mais je ne suis pas sûre que tout le monde soit si bien intentionné... Il faudrait peu de choses pour que tous ces souvenirs soient abimés ou même volés... On peut visiter la salle de consultation, la salle d'accouchement, la pédiatrie, radiologie, la salle de chirurgie, la salle de consultation du dentiste... Toutes les salles sont installées comme à l'époque, il reste tous les outils et les documents qui étaient utilisés par les médecins. Il reste des flacons de médicaments sur des étagères qui semblent parfois prêtes à s'effondrer... La visite se termine les femmes viennent pour nettoyer la saleté déposée par la tempête.

 

IMG_1606.JPGla salle d'accouchement

 

Après cette visite qui nous a plongés dans la vie d'un couple extraordinaire, on se remet en route pour la prochaine étape. On roule un peu dans la ville, en gros on fait tout le tour parce qu'il n'y a pas vraiment de panneau d'indication. On finit par trouver notre hôtel, l'Ogooué Palace. On change complètement de décor. Hôtel assez classe avec piscine, chambre avec lit king size, télévision, wifi et climatisation... A peine arrivés on dépose nos affaires dans la chambre et on se pose en terrasse pour boire un petit café. On n'a pas commencé quand on entend des femmes à l'intérieur qui crient " un serpent un serpent un serpent" et elles se précipitent vers la pelouse, où un employé est en train de tondre. Un agent de la sécurité se précipite dans leur direction, et nous aussi évidemment. On n'a pas encore vu de serpent ici alors on veut voir cela. Bon ben je n'ai pas été assez rapide, je ne le vois qu'une fois qu'il est coupé en deux par le rotofil... Et finalement ce n'est pas plus mal, c'était un mamba vert, mieux vaut ne pas trop s'en approcher !!

La journée est relaxante, on profite de la piscine, on mange au restaurant de l'hôtel midi et soir, petite sieste sous la clim puis à nouveau piscine... Le soir on se couche de bonne heure avec le week end qui nous attend. Mais comme on attire les fêtards et bien ce soir il y a la fête à l'hôtel avec musique, chants... Mais la fatigue est plus forte, et le matelas vraiment confortable alors on s'endort facilement. Et le lendemain c'est parti pour l'aventure. Après un petit déjeuner servi en kit (rien n'est servi en même temps et les croissants nous seront même emmenés dans la chambre quand on prépare la valise, ils n'étaient pas prêts après une heure...), on remballe vite les valises et on va attendre notre pirogue à l'embarcadère juste derrière l'hôtel...

 

IMG_1729.JPGOn était pas trop mal !!

 

Heather, Cyrille et Prince arrivent avec la pirogue pour nous emmener à Tsam Tsam. Il y a deux pirogues en bois posées sur la pirogue motorisée. Le bateau est bien chargé ! Heather est une américaine qui vit au Gabon depuis plus de 6 ans. Elle est venue pour une mission et a rencontré Cyrille, gabonais qui a grandi dans le petit village de Tsam Tsam. Ils ont créé ensemble une ONG basée sur la conservation des animaux, ils font de l'éco tourisme et sont attachés à de nombreuses valeurs écolo, au recyclage etc... Ils ont créé le campement à côté du village Tsam Tsam, il y a quatre ans. Ils y accueillent les touristes pour les sensibiliser à leurs causes. Ils interviennent auprès des écoliers de Lambaréné également. Prince est le neveu de Cyrille, il sera guide dans quelques temps. Il est très discret et parle très peu. Lui aussi a grandi dans le village. Ils interviennent beaucoup pour la conservation des animaux, notamment les espèces protégées qui sont quand même chassées, pour la viande, la fourrure ou simplement pour des trophées de chasse... J'ai appris à regret que les crocodiles sont tous protégés au Gabon, et je suis vraiment dégoûtée d'en avoir mangé... Je ne pensais pas qu'on pouvait me servir de la viande d'animal protégé dans un restaurant... En plus on voit les crocos pendus sur les bords de route en venant... C'est navrant.

 

IMG_1740.JPGc'est parti !!

 

2h30 de pirogue, des paysages magnifiques. En partant de Lambaréné on est sur le fleuve Ogooué, bordé par une jolie végétation équatoriale. On regarde de tous côtés, Cyrille nous dit qu'on peut espérer voir des hippopotames mais que la nature fait ce qu'elle veut... Après avoir croisé le bras de fleuve qui part vers Port-Gentil, il nous dit d'ouvrir les yeux parce qu'à partir de maintenant on pourrait en voir. Alors on est comme en août, quand on guettait les baleines, on est aux aguets... On voit beaucoup d'oiseaux différents, de toutes les couleurs, des hirondelles bleues qui jouent avec le bateau et nous tournent autour... On aperçoit des petits singes qui sautent de branche en branche. On voit plusieurs varans, tranquillement posés sur des branches. A chaque fois qu'il voit quelque chose, Cyrille arrête la pirogue et tourne vers ce qu'il voit. A chaque fois ça fait le même effet, la petit montée d'adrénaline à se demander ce qu'on va voir. ET là, la pirogue ralentit et fait demi-tour, un hippopotame !! Ouiiii, on aura vu un hippopotame !! Et puis un deuxième sort sa tête...en fait ils sont quatre à se balader ensemble, à sortir leur tête chacun leur tour. Cyrille est prudent, ils peuvent attaquer s'ils se sentent menacer. Et même s'ils sont énormes, ils sont rapides... Alors on reste à une distance correcte et on les admire. Puis on reprend la route, et on croise à nouveau un hippopotame, puis un autre. Des solitaires ceux là. Peu de temps après, le fleuve débouche sur un immense lac, le lac oguémoué. On y voit des pélicans en plein vol. LE paysage est assez fou, une étendue d'eau gigantesque, des îlots verts par endroit, beaucoup d'oiseaux encore. La tradition veut qu'on arrête sa pirogue en arrivant sur le lac, que l'on se mette un peu d'eau sur le front pour se présenter au génie. Alors on joue le jeu et on se mouille le front pour se présenter avant de continuer notre chemin. Nous sommes à une demi heure du camp. On voit sur une rive une énorme maison, avec jets skis, bateaux... elle appartient à un ancien sénateur apparemment. Evidemment elle est construite juste en face d'un petit village où les gens n'ont rien d'autre que ce que la nature peut offrir. On croise encore quelques villages et ça y est, on aperçoit au loin notre campement, je vois une plateforme avec des tentes. Tsam Tsam, nous voilà !!

 

IMG_1872.JPGNous voilà !!

 

On découvre un chouette campement, en bois, simple, et qui se fond dans la nature. Pour de l'éco tourisme c'est la moindre des choses ceci dit ! La plateforme principale est meublée d'un beau petit salon, avec des tables et chaises faites main, une grande table et des bancs pour les repas, et un petit coin cuisine pour réchauffer les repas. On s'installe très vite pour le déjeuner, deux salade assez simples mais bonnes, et des fruits. Cyrille et Prince repartent aussitôt en pirogue, pour aller au village déposer tout ce qu'ils ont à emmener là bas. Nous visitons le campement, notre plateforme, les toilettes, les "douches" (en fait juste un coin derrière du bois pour être seul...la douche nous l'avons emmenée ). Il y a le strict minimum et c'est très bien, un weekend en pleine nature... Après un petit jeu de carte, Cyrille nous emmène visiter son village, il nous présente notre cuisinière, sa grand-mère ainsi que son père. Ils vivent seulement à deux dans ce village. Cyrille nous montre la cuisine dans laquelle on nous prépare les repas du séjour, il nous montre aussi le fumoir à poissons et nous explique un peu la vie ici et les changements qu'il a apportés. Il nous montre des crânes d'animaux, ceux que son père ou lui-même ont tués avant de s'engager dans la conservation et e protéger les espèces menacées. C'est assez impressionnant de voir le chemin qu'il a parcouru, de son village natal à Lambaréné aujourd'hui... Dans le village les plantations ne sont pas toutes en forme, les éléphants les ont détruites pour la majorité. Quelques bananiers repoussent doucement. Il y a des ananas et des avocats. On découvre comment on récupère le vin de palme.

 

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le village tsam tsam

 

Après cette petite visite, on repart en pirogue pour découvrir les alentours et tenter d'apercevoir quelques animaux. On voit quelques singes, encore beaucoup d'oiseaux, des varans... La nuit arrive vite il faut rentrer. On teste notre douche solaire, dans la forêt, encore une nouvelle expérience. Tout cela bercés par les chants des oiseaux et les cris des singes non loin de nous. Heather prépare la table et Cyrille et Prince ramènent le repas du village. Il y a 7 grosses casseroles sur la table et nous sommes seulement 5 pour le repas... Un festin gabonais...enfin pour moi surtout, parce que Nico n'aime que le riz et un peu de poisson dans tout cela... Il y a des bananes plantains vapeur, du riz, des aubergines, du poisson sauce concombre (qui n'est en fait pas du concombre mais une graine de quelque chose), du bouillon de poisson, du manioc et une purée blanche dont j'ai oublié la composition... Je laisse le manioc car j'ai déjà goûté mais je teste tout le reste. Je me régale !! On mange à la lumière des lampes tempêtes. Tout est calme et il fait très chaud. Cyrille veut nous emmener en safari nocturne juste après le repas. Mais pas de chance ils ont oublié la torche à Lambaréné, chacun pensant que l'autre l'avait prise. Dommage pour nous, on aurait adoré cela... Tant pis, on va rejoindre notre tente et nous coucher de bonne heure, on sait qu'on sera debout très tôt. Alors pour la soirée ça sera Uno à la lumière des lampes frontales. Dans la tente c'est étouffant, il fait une chaleur de fou, on ne va jamais réussir à dormir. Mais dormir à la belle étoile ne semble pas une bonne idée, entre les moustiques araignées et autres bêtes piquantes, je ne prendrai pas le risque. Et on est quand même en pleine jungle, il y a aussi des bêtes bien plus grosses !!

 

IMG_1930.JPGLa table est bien remplie...

 

La nuit est compliquée, il fait chaud, très chaud. Mais bon on a voulu camper, alors on assume hein. Je suis réveillée à 5H avec le lever du jour. J'admire la vue en attendant que les autres se réveillent. En sortant de la tente je regarde sous notre plateforme et là, je le vois enfin, mon premier serpent vivant !! J'appelle Nico et on l'observe pendant un moment. Il mange un insecte puis repart tranquillou vers la forêt. En voyant la photo Cyrille nous apprend que c'est un cobra et qu'on a bien fait de ne pas s'en approcher.

Après un petit déj, on part en forêt pour une marche sur les traces des animaux. Après cinq minutes de pirogue on descend, et Cyrille nous donne les règles de sécurité. Si on croise un gorille (j'en rêve...) on baisse la tête et on recule doucement, pour un éléphant, on se cache derrière un gros arbre (ça va ici on a de quoi faire)... Allez on y va, plein d'espoir, avec l'envie de voir plein de grosses bêtes. On découvre beaucoup de choses, Cyrille nous apprend des tas de trucs sur les arbres, les insectes, les animaux... On croise des piscines à éléphant, dans lesquelles ils se couvrent de boue pour supporter la chaleur. On voit leurs traces sur les arbres lorsqu'ils se sont grattés le dos. Il y a aussi beaucoup de traces de pas, et des restes de repas. On voit des restes de noisettes, laissés là par des gorilles peut-être, on voit aussi des traces de biche. Après 2h30 de marche, on est ko, on en a plein les bottes, mais on n'a pas eu la chance de voir des animaux. On a suivi leurs traces, d'ailleurs tous les chemins empruntés sont tracés par les éléphants...mais rien. Dommage !!

 

IMG_1950.jpgLa jungle

 

Au retour nous avons à nouveau droit à un repas énorme... En début d'après-midi on prend le temps d'une petite sieste. Cyrille et Prince nous emmène en pirogue traditionnelle pendant une bonne heure. Ils rament tous les deux et nous on se laisse bercer. Il m'a bien fallu dix minutes pour me sentir à l'aise quand même. On est au raz de l'eau ça fait un peu bizarre. On voit à nouveau beaucoup d'oiseaux, des varans aussi. On entend un animal courir derrière un bosquet alors Cyrille saute sur la rive et va voir, mais il n'a pas eu le temps d'identifier la bête. Un peu plus loin, c'est un crocodile qu'il voit partir dans la forêt mais nous n'avons pas le temps de le voir. Nous n'avons pas les mêmes yeux que lui... On voit au loin que l'orage n'est pas loin, alors on repart vers le campement pour prendre la pirogue motorisée, pour aller au village.

 

On va chercher le repas du soir, puis on dépose la cuisinière dans son village qui se trouve un peu plus loin. Ensuite on refait un tour sur le lac, où d'autres oiseaux volent autour de nous. L'orage n'est pas loin alors on ne traine pas trop.

 

IMG_2001.JPGl'orage approche

 

Comme à chaque fois le repas est énorme... Il y a des feuilles de manioc cuisinées, depuis le temps que je voulais goûter, je suis contente ! Il y a aussi des épinards et encore du poisson, des bananes, du riz...

La nuit est moins chaude que la veille, on dort un peu mieux. Il a plu un peu mais finalement cela fait moins de bruit que chez nous, ici il n'y a pas de toit de tôles ! Par contre des petites bêtes se sont régalées. J'ai les jambes pleines de boutons qui grattent, je me suis fait dévorer... Nico n'a rien je suis son anti-insecte...

 

Le lendemain matin, c'est déjà l'heure de repartir... On refait la valise, on dit au revoir à la jungle... On repasse par le village pour dire au revoir, et on y voit des dizaines de gris du Gabon, de magnifiques perroquets. Je n'en avais encore jamais vu de près, je suis gâtée !! Les branches des palmiers en sont remplies. Un dernier détour par le village de la tante de Cyrille et on s'en va, cette fois les vacances sont finies. On croise à nouveau pas mal d'oiseaux, mais pas d'hippo sur la route du retour... On prend un homme en stop en pirogue, il voulait aller à Lambaréné... alors on fait le taxi-pirogue !! Sur le chemin on voit des petits singes hocheurs qui sautent sur les branches, une tortue qui se jette à l'eau avant d'avoir le temps d'allumer l'appareil... Avant de nous déposer à l'hôtel, Cyrille nous fait passer sous le pont aux chauves-souris. Un pont rempli de millions de bestioles qui crient, agglutinées les unes aux autres, beurk.

 

IMG_2084.JPGdes milliers de petites bêtes

 

Il est temps de retourner à l'hôtel pour le repas du midi avant de reprendre la route. On est servi presque rapidement, même si c'est encore l'heure du ménage à 12H30... On reprend la route rapidement pour ne pas rentrer trop tard à Libreville. On a de la chance ça roule plutôt bien. Bon il faut faire abstraction des chauffards bien sûr mais la route passe plutôt vite. La fin du voyage est la plus pénible évidemment, avec la route pourrie et les quelques bouchons pour rentrer dans la ville. Mais nous sommes rentrés en 3H30 alors ça va !! Au retour bonne surprise, on avait demandé des moustiquaires pour fermer la mini terrasse devant l'appartement, elle a été faite en notre absence, miracle !! Bon elle n'a pas l'air terminée et il y a de grands jours où les moustiques peuvent passer mais bon... on ne peut pas tout avoir !! Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, on allant dans la salle de bain je me retrouve les pieds dans l'eau. Le plombier qui était passé la veille de notre départ, pour réparer une fuite, a fait n'importe quoi. Il a empiré le truc et ça fuit encore plus qu'avant. Ah vraiment... On règlera ça demain.

On récupère Haston chez les voisins, ce malin a profité de son séjour pour faire quelques bêtises !! Les vacances c'est fatigant, à 20H je suis au lit... mais pas endormie pour autant, la pluie et les coupures de courant en ont décidé autrement !! Allez, demain c'est la rentrée !!

 

A bientôt pour de nouvelles aventures...

 

 

 



28/02/2016
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